Médecins du corps


Médecins du corps MERCI.

Lorsqu’une douleur surgit dans mon corps je me demande toujours d’où elle provient.

Pas comment je me la suis « faite », mais d’où le ressenti de cette douleur émerge dans mon esprit ? Quelle est sa racine ?...

Longtemps j’ai souffert.... accident de moto, coup physique, coup psychiques, autant de déclencheurs qui n’ont jamais été la cause de ma souffrance, seulement les révélateurs « dynamiques » dans mon scénario de vie d’une souffrance plus profonde remontant simplement à la surface de ma chair par les événements de ma destinée.

J’ai donc laissé ce corps à ses maux, j’ai rabaissé mon enveloppe charnelle au niveau d’un « outil », d’une carrosserie grossière, d’un véhicule à entretenir afin qu’il puisse se mouvoir à ses obligations horizontales.

J’ai porté toute mon attention sur l’esprit, pleinement, intensément, en reléguant la matière corporelle après, bien après, au second plan.

J’ai fouillé toutes les failles, les cris, les haines et les entrailles de mes plaies intérieures ; je suis tombée en elles dans leurs meurtrissures et nous avons vécu dans cette communion des douleurs indescriptibles. Nous nous sommes confondues l’une et l’autre et nous avons laissé avec pudeur les mots inutiles hurlés au dehors de la chair. J’ai laissé les pleurs s’extirper sans les réprimer, sans plus rien à signaler comme étant « autre chose » qu’elle…. "la grande souffrance du monde".

Dans cette communion avec la noirceur j’ai invité la Lumière guérissante à être là, avec ce que je croyais être moi, avec ce que je croyais être « ma » douleur. Après avoir épluché la cause de surface, après avoir abandonné l’idée d’une cause, après l’avoir simplement accueillie dans une totale nudité de jugement, elle a surgi comme un enfant blessé, éreinté par le temps, sanglotant dans le béant. C’est ici dans ce creuset brûlant que le Souffle de Vie a éteint le feu d’une douleur qui semblait éternelle pour la transformer en une fumée éphémère. C’est cette Vague Intemporelle miraculeuse qui accueille cette transe folie et qui la ramène de la surface à l’Infini d’un Ciel étoilé.

Pendant cette exploration hors du corps, je suis pourtant resté ici, dans cette enveloppe, portant la trame du temps, les traces des chocs, et encore quelque scories de mémoires, comme si leurs programmes de destruction étaient liés indéfectiblement à cette espace d’atomes collés sur ce « moi » qui est déjà prévu à l’effondrement depuis le début du défilement du temps.

Prévu oui…. Mais sans « moi » à Présent….

Le carcan corporel est devenu moins lourd, bien que pas neuf. Plus paisible, bien que très actif. Plus sage, bien que très humain. Plus humain, bien plus humain que jamais, plus proche de chaque être, de chaque particule, de chaque atome, de chaque corps, comme une rééducation de l’approche de "l’autre", dans une communication consciente, dans un mouvement plus inclusif.

Ce corps n’est pas plus beau, il est simplement plus « apte » à véhiculer une nouvelle légèreté d’esprit, une ouverture plus grande, une Présence bienveillante.

Voilà que ce corps qui était relégué au second plan est devenu simplement un cocon, un réceptacle pour une nouvelle naissance. Renaître et ne pas changer de corps, n’est-ce pas incroyable ?

Nous renaissons sans cesse dans un même corps, parfois sans même nous en rendre compte, parfois avec des bons dans le temps qui nous font sortir plusieurs années de ce corps. Alors, le retour est parfois délicat, difficile, encore empreint de mauvais souvenirs pour accepter de revenir s’y installer encore quelque temps. Mais l’Univers joue parfaitement chaque note, il y a parfois des êtres « ordinaires » que nous pensons « trop ordinaires », « pas assez spirituels », « trop identifiés au corps ». Peut-être ils le sont… encore « un peu » ici… pendant l’étincelle d’un temps, mais… ils jouent eux aussi dans le même Grand Corps, ils jouent le rôle des apparences et l’orchestration divine vous les présentes comme une « ordinaire extension de vous-même ».

Et voilà que le personnage ordinaire devient un acteur du miracle œuvrant comme un bâtisseur, un rééducateur de la matière. Selon l’ordre de sa science il soigne, répare, guéris, favorise le retour à cet état de marche corporelle.

Plus encore, ce médecin du corps sert de catalyseur, il ancre, il permet de rendre disponible ici-bas l’intensité de la Vie de là-haut, à tous ceux qui ne savent pas encore volés de leur propre aile à marcher tous ensemble sur la terre. Si nous ne pouvons voler ensemble dans les Cieux, alors nous pouvons tenir des mains sur la terre, en attendant que tous soient prêts pour de nouveaux espaces.

Ces êtres médecin du corps sont des maillons de la communication entre les enfants de la Vie alors ne soyons pas ingrats, ne nous croyons pas plus « grand » que le plus petit d’entre nous, car il n’y a ni grand, ni petit, ni sage, ni impur, ni maître, ni élève, il n’y a que des corps qui œuvrent ensemble pour se rappeler qu’il n’y a qu’un seul Corps Céleste qui s’étend au travers d’autres corps.

Merci à tous les médecins de tous genres et de toutes sortes, d’ici et de là-bas...

Amélie Ellemia

#Médecins #Corps

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